La systémique est une manière de définir, étudier, ou expliquer tout type de phénomène, qui consiste avant tout à considérer ce phénomène comme un système : un ensemble complexe d’interactions, souvent entre sous-systèmes, le tout au sein d’un système plus grand.

Elle se distingue des approches traditionnelles qui s’attachent à découper un système en parties sans considérer le fonctionnement et l’activité de l’ensemble, c’est-à-dire le système global lui-même.

La systémique privilégie ainsi une approche globale, macroscopique, holistique ou synthétique ; elle observe et étudie un système selon diverses perspectives et à différents niveaux d’organisation ; et surtout elle prend en compte les diverses interactions existantes entre les parties du système (dont d’éventuels sous-systèmes).

Apparue progressivement au milieu du xxe siècle, la systémique s’est construite en opposition à la tradition analytique cartésienne et à d’autres formes de réductionnisme, qui tendent à découper le tout en parties indépendantes et montraient leurs limites dans la compréhension de la réalité. Sont historiquement distinguées deux grandes phases, souvent dites « première » et « deuxième » systémiques :

La première systémique, des années 1950 à 1970), est souvent considérée comme statique, centrée autour des systèmes théoriques fermés étudiés en France par le structuralisme, aux États-Unis par la cybernétique et la théorie de l’information
La deuxième systémique, à partir des années 1970, naît avec l’apparition des concepts d’émergence et d’auto-organisation, et débouche sur une conception plus ouverte et appliquée des systèmes complexes.

Le terme systémique est forgé à partir du grec ancien systema (σύστημα), « ensemble organisé »